Réseaux sociaux : les effets néfastes sur la jeunesse

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De nombreuses études montrent que les réseaux sociaux ont un impact négatif sur la jeunesse. Que ce soit Facebook, Twitter, Instagram ou encore Snapchat, tous sont concernés. Quels sont donc les effets néfastes des réseaux sociaux sur la jeunesse ?

Les réseaux sociaux rendent les jeunes dépendants

Le premier effet négatif des réseaux sociaux sur la jeunesse est la dépendance qu’ils occasionnent. De plus en plus de jeunes ne peuvent plus se passer de leurs smartphones. Par exemple, ils sont en permanence soucieux de découvrir les tout derniers « like » ou commentaires suscités par les photos qu’ils ont postées.

Il n’est pas exagéré de dire que les réseaux sociaux rendent dépendants les jeunes. En effet, d’après plusieurs études, leurs effets s’apparentent à ceux d’une drogue. Et on est même encore plus tenté de se connecter à ses réseaux sociaux favoris que d’avoir des rapports sexuels ! Cette addiction conduit chez les jeunes qui ne dorment que tardivement ou peu la nuit, à :

  • manquer de sommeil ; et,
  • devoir faire face à la fatigue scolaire.

Les jeunes éprouvent des difficultés à dormir ou n’arrivent plus à dormir suffisamment, parce qu’ils sont émotionnellement et intellectuellement très impliqués sur les réseaux. Par ailleurs, la lumière bleue des écrans est une véritable ennemie du sommeil. Les réseaux sociaux rendent tellement dépendants que 20 % des jeunes se réveilleraient dans la nuit pour s’y connecter !

Les réseaux sociaux portent un coup à l’estime de soi

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Les réseaux sociaux, notamment ceux basés sur le partage de photos sont mauvais pour l’estime de soi. En effet, ils projettent souvent une belle image de la vie des autres et font installer le doute dans la tête des jeunes. Lorsqu’un jeune voit des amis ou des célébrités publier des photos dépeignant une image parfaite de leur vie, cela ne fait que lui rappeler que :

  • il est seul ;
  • il n’est pas physiquement attrayant ; ou encore,
  • il ne se sent pas bien dans sa peau.

Les réseaux sociaux portent donc un coup terrible au moral et à l’estime de soi. Lorsque d’autres utilisateurs affichent un quotidien embelli et donc trompeur, les adolescents ne peuvent s’empêcher de se comparer socialement à eux. Et alors, ils en viennent à détester leur propre existence, car celle-ci n’est en rien aussi belle, aussi remplie ou aussi excitante.

Les réseaux sociaux renforcent la solitude

Le troisième impact négatif des réseaux sociaux sur les jeunes est qu’ils augmentent la solitude. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les réseaux sociaux ne rendent pas moins seul. Ils ont un effet diamétralement opposé, car ils donnent davantage le sentiment d’être seul et isolé. Il est donc faux de croire que les réseaux sociaux permettent d’avoir une vie sociale.

Passer quotidiennement plus de deux heures sur les réseaux sociaux impacte négativement le bien-être : c’est la conclusion à laquelle sont parvenus les chercheurs de l’Université de Pennsylvanie aux États-Unis. Ils précisent que les jeunes passant plus de deux heures chaque jour sur les réseaux sociaux s’isolent davantage de la société. Et assez vite, ils s’enferment dans une bulle, coupant peu à peu les liens pourtant indispensables avec le monde réel.

De fait, nombreux sont les jeunes qui privilégient les communications virtuelles aux tête-à-tête. Ils n’éprouvent plus le besoin de se rencontrer physiquement pour discuter et passent ainsi des heures sur les réseaux sociaux. Ce qui est grave, car ce faisant, ils perdent le contact avec la réalité.

Les réseaux sociaux sont susceptibles de provoquer la dépression

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Les scientifiques ont également mené des études sérieuses démontrant que les réseaux sociaux peuvent provoquer la dépression. Au cours du dernier quart de siècle, il a été noté un accroissement des taux de dépression et d’anxiété de l’ordre de 70 % ! Et c’est tout sauf un hasard. L’explication serait à chercher du côté des réseaux sociaux. Une étude britannique conduite par la Royal Society for Public Health va dans ce sens. Elle a été confirmée par celle des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie (USA). Dans l’étude américaine, 143 jeunes d’âges compris entre 18 et 22 ans ont été testés :

  • dans un premier temps, il s’est agi d’observer leurs habitudes de connexion. Les réseaux pris en compte étaient Facebook, Instagram et Snapchat. Et parmi les critères figuraient notamment la solitude, l’estime de soi ainsi que l’anxiété et la dépression ;
  • dans un second temps, trois groupes ont été constitués. Les deux premiers ont été invités à réduire de dix minutes par jour et pendant vingt-et-un jours leur usage des réseaux sociaux ciblés. Quant au troisième groupe servant de témoin, il devait ne rien changer à ses habitudes.

Les résultats issus de l’étude sont clairs : en diminuant de tente minutes ou plus le temps journalier passé sur les réseaux sociaux, on bénéficie d’un regain de bien-être. On se porte mieux mentalement, on a l’impression d’être moins seul et donc on éloigne de soi le risque de dépression.

 

Les réseaux sociaux ont des effets néfastes sur la jeunesse. Tout d’abord, ils les rendent dépendants. Ils portent aussi un coup à l’estime de soi et renforcent la solitude. Enfin, ils sont susceptibles de conduire à la dépression.